Pourquoi je peins les femmes?

27/07/2024

Pourquoi je peins les femmes?

Quel est votre sujet de prédilection?  Paysages, abstraits, chats-chiens, nature-mortes ou portraits? Vous avez certainement remarqué que je peins principalement des portraits. Des portraits féminins. Femme-mannequin, femme-modèle, femme classe, femme triste ou femme heureuse, femme solaire ou solitaire. Toujours classe, toujours sensuelle. Toujours mystérieuse. Certains vont chercher les racines de mon enfance, d'autres vont pencher pour les orientations sexuelles refoulées, des hommes vont admirer, des femmes - critiquer car des portraits trop idéalisés... Et vous personnellement, vous en pensez quoi?

Alors, pourquoi donc je peins des femmes? Voulez-vous connaitre la vraie réponse?

Commençons par le début, notre identité. 

 

Ne dit-on pas que que le peintre, peu importe ce qu'il peint, abstrait, nature-morte ou portait, il peint avant tout lui-même? Bien oui. Il représente avant tout SON monde. Ce qu'il vit, ce qu'il ressent. Il projette ses peurs, ses souhaits, ses désirs, ses rêves. SON MONDE. 

Tout son intérieur qui est le reflet de son identité.

 

Oui donc, je me mets à nu, en disant que tous ces portraits, c'est mon identité. Ah bon? - direz-vous.

Oui, ces femmes représentent mes peurs ou mes rêves. Mais plus souvent, mes émotions.

 

Un état d'âme, un sentiment, une joie, une interrogation, un chagrin. Un chemin vers soi. C'est le chemin de développement personnel. Pas d'ambiguïté souterraine, mais ce sont que mes reflets dans le miroir de la peinture. A la recherche du temps perdu. Ou en anticipant des évènements à venir.  Ce que je souhaite obtenir. Un peu mon idéal.

 

Donc, dans l'identité, il y a la recherche de l'idéal. Nous avons tous un objectif, une tendance, ce que nous aimons, ce que nous aimerions être. Et parfois nous n'osons pas franchir le pas de l'être en vrai. Alors, on le devient mais autrement. A travers la peinture, ou la danse, ou encore en interprétant un personnage dans une pièce de théâtre. On SUBLIME.

 

(D'ailleurs, Freud avait nommé ce processus psychologique "sublimation".  Ce processus signifie la dérivation de but de la pulsion sexuelle et/ou agressive dans une création artistique) Mais la frustration, issue elle même de la peur, n'engendre-t-elle pas d'agressivité? Qu'on pourrait "déverser" sur la toile?.....

 

Sans être trop scientifique ni perchée, je dirais que mes femmes (ou "mes filles",  comme je les appelle) sont des multiples "moi" dans leur états différents. Des "moi" engendrés par les tripes de mon âme.